31.10.2007
Le pari de La Gauche Moderne
Au moment où l’ouverture suscite tant d’attention, louée ou critiquée, je souhaite apporter mon témoignage de Ministre et d’homme de gauche impliqué dans l’action nouvelle impulsée par le Président de la République.
L’ouverture, c’est à la fois l’équilibre, l’espoir et le refus.
L’équilibre entre l’attention portée aux libertés et aux solidarités, entre le tout Etat et le tout libéral. L’espoir pour toutes celles et tous ceux qui ne croient plus à l’utilité de l’action publique parce qu’elle est trop souvent l’objet d’intérêts particuliers et de corporatismes dépassés. C’est aussi le refus des luttes de clans, prisonniers de leurs idéologies et formatés par une culture politique sans prise avec le réél. Les français ne veulent plus de ces vieilles politiques !
L’ouverture est aussi et surtout une chance offerte à notre pays pour que soit conduite une action volontariste, réformatrice et pragmatique. A un moment donné et pour un temps donné, je crois à la construction de consensus nécessaires à la conduite des réformes. C’est enfin, pour moi, une chance donnée aux idées que je défends depuis toujours au nom d’une Gauche Moderne et responsable.
Pragmatisme, équilibre et réformes fondent la ligne politique dont je ne me suis jamais détourné. Ce qui m’a valu au mieux l’indifférence, au pire le mépris de ma famille politique. Cette ligne, c’est le social libéralisme. Partout en Europe, en Angleterre, en Italie, en Espagne, les partis progressistes gouvernent en son nom.
Cette ligne, c’est l’attention portée à ce qui marche et aux résultats. La synthèse entre l’efficacité économique et le progrès social. La mise en mouvement de la société et des territoires, la rénovation de la puissance publique, la promotion d’une nouvelle démocratie sociale et politique. C’est enfin l’attention portée à la cohésion sociale, à la responsabilité individuelle, aux règles partagées et à l’échange entre les droits et les devoirs.
Le programme du candidat dépassait déjà les frontières idéologiques. La feuille de route du Président comme du gouvernement confirment ce nouvel élan.
En entrant au gouvernement, je ne renie ni mes engagements ni les valeurs auxquelles je crois, car l’essentiel de l’action gouvernementale est aujourd’hui sociale libérale et réformatrice.
La mise en place du Revenu de Solidarité Active, la défiscalisation des revenus du travail pour les étudiants, la défiscalisation des heures supplémentaires d’abord à destination des salariés modestes, la mise à contribution des stocks option pour financer la protection sociale, sont autant de réformes sociales libérales.
L’assouplissement des 35 heures avec une part plus grande donnée à la négociation d’entreprise et de branche, la promotion du temps choisi grâce à la possibilité donnée aux salariés de convertir leur compte épargne temps en argent, la fusion entre l’ANPE et l’UNEDIC permettant un suivi plus efficace des chômeurs, relèvent d’une politique sociale libérale.
La négociation entre partenaires sociaux sur la fléxi-sécurité et le contrat de travail afin d’échanger une nouvelle fluidité contre de nouvelles protections constitue un autre exemple.
De même, comment ne pas encourager une réforme des retraites fondée sur l’équité, sur la prise en compte de la pénibilité et la revalorisation des petites retraites et des pensions de réversion ?
Je salue tout autant la réforme annoncée de l’Etat et de la fonction publique. J’y vois un projet social libéral, pragmatique, encourageant l’autonomie, la responsabilité et l’efficacité, recherchant le meilleur bénéfice social au meilleur coût. Un projet qui repose sur l’amélioration conjointe du statut et des carrières des fonctionnaires, de la nature et de la qualité des services publics, du coût supporté par les contribuables. Amélioration du pouvoir d’achat, mobilité à l’intérieur du service public, valorisation des personnes, des compétences et des expériences, individualisation des rémunérations : la gauche italienne l’a fait, le gouvernement le fera !
J’avais préconisé la plus grande partie de ces mesures dans la motion intitulée « Pour un socialisme libéral » que j’avais présentée au congrès du PS. Qui peut dire aujourd’hui que je trahis mes idées?
Ce social libéralisme, je l’applique d’abord à mon action ministérielle, en tant que Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie. La nécessaire réduction des inégalités de développement, facteur de justice et de paix, suppose de tenir un discours de vérité, de faire le choix de l’investissement et du partenariat, et non de l’assistance. Elle suppose de rompre avec les politiques de complaisance. Nous relèverons les défis du développement international en différenciant les modalités d’aide en fonction des niveaux de gouvernance, en recherchant une efficacité toujours plus grande, à travers l’évaluation systématique de nos actions et de leur impact. L’heure est aussi à la formation de coalitions réunissant, au-delà de l’Etat, les collectivités locales, les entreprises, les fondations, les ONG et les migrants.
C’est aussi au nom de ce social libéralisme, au nom de ma liberté d’homme de gauche, que je souhaite développer un soutien attentif, libre, voire critique, toujours constructif.
Cette libre parole, j’ai décidé de continuer à la porter au sein d’un nouveau parti politique : Gauche Moderne. Social libéral, il soutiendra toutes les initiatives qui conduiront à promouvoir des réformes efficaces, justes, solidaires et responsables. Il s’inscrit pleinement dans la volonté de favoriser toutes les démarches d’ouverture.
Du sommet de l’Etat à l’échelle de nos communes, nos concitoyens, lassés des combats idéologiques d’arrière-garde, souhaitent que nous agissions au nom de l’intérêt commun. Je crois particulièrement à l’entente communale et souhaite la promouvoir, dans ma ville de Mulhouse et partout où elle sera possible.
Gauche Moderne accueillera toutes celles et tous ceux qui, au niveau national comme au niveau local, souhaitent contribuer ici et maintenant aux réformes qui enfin s’engagent en France.
Jean-Marie BOCKEL
Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie
Maire de Mulhouse
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29.10.2007
BOCKEL / AMARA
A lire dans le numéro 4 du Meilleur des mondes, l'entretien (réalisé en juillet 2007) entre
Fadela AMARA et Jean-Marie BOCKEL:
«L'action prime sur l'idéologie »
Entretien avec Myrima ENCOUA, Michel TAUBMANN et Marc WEITZMANN
Le fichier en pdf: MdM5_Amara-Bockel.pdf
Le site de la revue: http://www.lemeilleurdesmondes.org/
Le Meilleur des mondes est une revue de gauche libérale à promouvoir
12:40 Publié dans ENTRETIENS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bockel, amara
23.10.2007
C'est quoi être Français ?
Discours prononcé par Jean-Marie BOCKEL à l'occasion des rencontres de Vénasque le samedi 7 juillet 2007
Intervenants:
Jean-Claude Casanova
Alain Finkielkraut
Benjamin Stora
Joseph Macé-Scaron
Christiane Taubira
Brice Hortefeux
Chers amis,
Je suis heureux de participer à ce rendez-vous citoyen que constituent les rencontres de Venasque. Heureux de débattre en votre compagnie de ce que signifie, aujourd’hui, être Français.
Alors, c’est quoi être Français?
Question directe, réponse personnelle.
Etre Français pour moi, pour l’Alsacien qui vous parle, c’est d’abord un mélange de destin collectif et de choix individuels qui font basculer des vies et façonnent une histoire familiale.
Etre Français, pour les Alsaciens entre 1914 et 1945, c’est ne plus l’être, puis le devenir à nouveau, et encore ne plus l’être pour enfin le redevenir.
Etre Français, pour mon grand-père maternel, c‘est refuser de devenir officier dans la cavalerie allemande en 1914 et s’engager dans les FFI en 44.
Etre Français, pour mon grand-père paternel, c’est aller à Besançon, en 1914, pour s’engager dans l’armée française puis c’est être expulsé d’Alsace, avec sa famille, vers l’Afrique du Nord en 1940, au motif qu’il était « inassimilable au Reich ».
Et ce fut pour mon père, débarqué à Saint Tropez en août 44 avec l’armée d’Afrique (chef d’une section du génie dont il était le seul métropolitain), perdre sa jambe en déminant le col de la Schlucht entre Vosges et Alsace.
Ce petit fragment d’histoire personnelle le dit mieux qu’une longue démonstration : être Français n’est pas une construction artificielle et accessoire mais bien un identifiant essentiel qui participe à la signature d’une vie.
Pour autant, le même Alsacien qui vous parle, le Mulhousien pour être plus précis, est aussi l’habitant du pays des trois frontières. Il regarde depuis toujours vers l’Allemagne et la Suisse, vers l’Europe. Il vient d’une terre d’échanges et de passage, de croisement des marchandises, des langues et des cultures.
Il se souvient de son père qui défendait ardemment, dès les années 50, la réconciliation franco-allemande et le dialogue entre les deux peuples.
Il est ce Français pour qui la nation n’a jamais ressemblé à sa caricature nationaliste.
Laissons là les replis et les crispations, la réduction à une identité figée et fermée, dont il faudrait défendre la pureté.
Laissons là ceux qui portent le drapeau d’une France morte.
Je préfère la passion d’une France vive, celle de l’identité en mouvement, la passion d’une France solidement enracinée, d’autant plus riche qu’elle est ouverte.
Jamais pour moi l’identité nationale n’a été un gros mot.
S’interroger sur ce qui nous fait être ou devenir Français, participe de la refondation permanente et nécessaire de notre contrat social.
Aujourd’hui, ce qui fait la trame de notre identité nationale est sans cesse mis en jeu. Notamment par l’importance des mutations techniques et économiques, par l’avènement d’une société d’individus ayant des appartenances multiples et par l’insertion de notre pays dans un monde de flux (notamment ceux des migrants, des langues et des cultures).
Quelles significations donner à ce sentiment d’appartenance collective qui vient se cristalliser dans le fait de se dire « Français » ?
Etre Français tient d’un récit mêlé.
Un récit où se raconte une histoire, héritée ou appropriée (celle du sacre de Reims et des soldats de l’An II, pour paraphraser Marc Bloch), un récit où se partagent une langue jamais figée et une culture toujours plurielle.
Un récit où l’espace partagé et les paysages résonnent dans les mentalités.
Un récit où se fondent des croyances et des habitudes communes.
Etre Français s’écrit aussi dans le droit.
Au-delà des strictes logiques du sang ou du sol, l’acquisition ou la transmission de la nationalité Française se révèlent plastiques. Soumise aux soubresauts de l’histoire, elles sont surtout fondamentalement souples parce qu’ouvertes au monde.
Par le sol, par la filiation, par la résidence, par la naturalisation, par le mariage, la nationalité française se communique, à la fois soucieuse de ne pas se perdre et désireuse de s’étendre.
Ni réduction ethnique, ni artifice juridique, ni tout à fait héritage, ni tout à fait choix électif, la nation française se fait alliage ou « précipité », quasi produit d’une réaction chimique.
Jusqu’à la République, qui en concentre les traits et donne au Français le visage citoyen.
Etre Français c’est porter l’exigence d’un vivre ensemble toujours à réaffirmer et à construire.
Etre Français c’est exister collectivement au-delà des appartenances communautaires et des marqueurs individuels.
Etre Français c’est partager la devise républicaine qui se prononce aussi : « école de la République, services publics et sécurité sociale ».
Etre Français c’est recevoir beaucoup et être appelé à donner en retour.
Cette identité France regarde toujours au-delà d’elle-même.
D’abord parce qu’elle s’ajoute, en les contenant toutes sans les effacer, à nos identités, à ce qui nous façonne culturellement.
La France prend alors le visage de la laïcité.
Le visage d’une République ferme sur ses principes et valeurs, sur les exigences du vivre ensemble, mais ouverte à la diversité qui la parcourt.
Issu de terres concordataires, porteuses d’une modernité inattendue, je n’ai pas la religion d’une laïcité figée : elle doit rester vivante si l’on souhaite qu’elle soit encore un principe actif de cohésion sociale.
Je crois en une laïcité ouverte, qui ne cède pas sur le respect des valeurs républicaines, sur son combat contre l’intolérance et le prosélytisme, tout en sachant accueillir les différences et la pluralité.
Regardant la société telle qu’elle est pour mieux y incarner ses exigences collectives, notre laïcité doit relever un double défi : organiser, réguler l’expression du religieux (tout en garantissant la possibilité de s’en abstraire) et réinventer une morale civique partagée par tous au-delà des croyances individuelles et des communautés particulières.
Cette morale civique fait lien avec l’identité nationale, avec la production de nouveaux symboles d’appartenance commune.
Sur ce point, l’injonction à être Français et le discours d’autorité ne suffisent pas s’ils ne s’accompagnent pas de droits effectivement partagés et ressentis.
De même, que ne suffit pas la seule attention aux conditions économiques ou sociales, impuissante à fabriquer par elle-même de l’identité, à construire du lien social.
Il est donc à la fois nécessaire de produire de l’identité, ce qui passe notamment par le respect de règles civiques communes, et de garantir concrètement l’usage de droits égaux.
L’égalité de principe entre citoyens ne peut plus être simplement récitée. L’existence d’espaces de relégation, sociaux et géographiques, d’inégalités de traitement, constituent un obstacle au partage d’une même identité.
Là où la République contredit trop visiblement ses discours et ses promesses, on ne se reconnaît plus comme Français (je le déplore et ne l’excuse pas mais j’en fais le constat).
C’est en s’affrontant concrètement aux inégalités de traitement, aux discriminations, telles qu’elles sont vécues, et en y apportant les corrections et les réponses nécessaires, que l’on favorisera au mieux le partage identitaire.
Sans perdre de vue que l’égalité réelle est une conquête permanente qui ne repose pas sur une distribution passive de droits mais sur l’action responsable de chacun.
Gardons nous de toute « victimisation ». Elle est à la fois insultante pour ceux qu’elle prétend aider et délétère en termes de cohésion sociale.
Les chantiers ne manquent pas : garantir l’égalité des droits et leur usage réel ; faire de l’école un puissant levier d’égalité sociale ; favoriser l’insertion professionnelle des publics discriminés, défendre l’égalité de traitement et valoriser la diversité dans le monde du travail ; réaffirmer les exigences d’égalité territoriale et de mixité sociale.
Nous avons besoin d’entreprises, d’administrations, d’institutions qui ne soient pas seulement aux couleurs de la France mais, plus encore, ouvertes, de manière égale, à toutes les différences. Non pas pour les exclure ou les opposer mais bien pour les réunir.
Cette double exigence de forte appartenance collective et d’ouverture au divers et au pluriel doit aussi nourrir notre approche de l’immigration.
Mouvements migratoires et cristallisation des identités n’ont cessé de s’entrecroiser. Toujours et partout (singulièrement en Alsace) les identités se sont construites entre immigrations successives et sédimentations progressives.
Etre Français ne signifie ni préserver la pureté d’une supposée race ou le seul héritage du sang, ni se résoudre aux flux incontrôlés du laisser faire laisser aller.
Le peuple Français a toujours répété son double attachement au repère identitaire, fait de valeurs et d’usages partagés, et à tous les « ailleurs » qui en font la vitalité.
En se donnant pour Président (comme Nicolas Sarkozy se plait à le rappeler), « un Français de sang mêlé », le peuple ne dit pas autre chose.
Ce double mouvement, migratoire et identitaire, fonde la nécessité des régulations et justifie la conduite d’une politique de l’immigration.
Maire de Mulhouse, ancienne Manchester française, je connais mieux que d’autres ce que les mouvements migratoires recèlent de richesses comme de tensions.
Loin des débats théoriques, la gestion d’une ville est d’abord celle des hommes. Ce qui fait lien entre eux se travaille et se construit.
Parce qu’il faut précisément dépasser les logiques de communautés et toujours affermir la cohésion sociale, l’immigration ne doit être ni diabolisée ni abandonnée à elle-même.
C’est avec générosité, mais sans laxisme, que les flux migratoires doivent être régulés.
Nous devons faire converger au mieux les intérêts des migrants, du pays d’accueil et des pays d’origine. Tout doit être fait pour clarifier les règles du jeu, pour organiser en amont comme en aval les parcours d’immigration.
Une politique d'immigration concertée implique qu'en retour des exigences manifestées par le pays d'accueil, et de leur strict respect, tout soit fait pour favoriser l'intégration ou l’insertion des migrants : en échange d’un respect du pacte républicain et de ses valeurs, les droits au logement, à la formation professionnelle, à l’éducation doivent être garantis.
A ces conditions, le phénomène migratoire trouvera sa juste place, utilement dépassionnée, dans notre pacte social : entre immigration temporaire et insertion ou intégration durables, il apporte ses richesses collectives. Et participe, le cas échéant, à ce « devenir Français » qui est l’une des marques et ressources de notre identité nationale.
On le voit, être Français c’est être plus que Français.
C’est être tourné vers l’Europe et vers le monde. Etre traversé par les autres, dans un mouvement d’affirmation et d’ouverture qui précisément nous fait être ce que nous sommes.
Ce mouvement est celui du Secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie qui se veut aujourd’hui en charge du développement international, de la mondialisation solidaire et des francophonies.
Etre Français ce n’est pas, ce n’est plus, travailler au rayonnement égoïste et défensif d’une nation superbe, c’est agir dans le jeu du monde, au croisement des échanges, c’est devenir un acteur dans un jeu collectif, être le catalyseur d’un développement enfin partagé.
C’est en privilégiant les actions concrètes et partenariales, en responsabilisant tous les acteurs, que nous contribuerons, à notre mesure mais efficacement, aux processus de développement.
Voilà notre nouvel universalisme, qui donne au fait d’être Français le monde comme horizon. Un monde d’actions concertées plutôt que le seul univers des poses solitaires et des discours souverains.
Dans le même esprit, une nouvelle Francophonie doit aussi voir le jour.
Une Francophonie qui assume pleinement ses missions culturelles et qui ne soit plus perçue comme une simple annexe de la politique étrangère française.
Une Francophonie qui conjugue le Français au pluriel de la richesse des échanges culturels.
Cette Francophonie n’est pas, à l’image d’une identité nationale crispée, défensive et agressive, repliée sur elle-même. Elle travaille à son affirmation à la fois porteuse de son histoire, de son esprit, et ouverte à la diversité et à la jeunesse.
« Notre patrie » est bien, pour reprendre Camus, « la langue française » mais cette langue se nourrit des diversités qui la travaillent et l’entourent.
Diversité de la Francophonie puisque notre langue n’est pas celle d’une culture unique. La Francophonie est un métissage, un tissu de cultures ouvertes les unes aux autres, unies par une langue vivante.
Cette diversité est plus largement celle de tous les échanges culturels. La langue, avec les cultures et les histoires qu’elle porte, devient alors un outil de partage. Elle construit, avec d’autres, une « internationale de la culture ».
Identité, ouverture, pluralité : l’heure est à la vitalité, la francophonie ne se dit plus au singulier, vive les francophonies au pluriel !
Etre Français nous aura entraîné au bout du monde.
Moins pour y étendre le rêve uniforme de la grande France que pour y accomplir, en toute fidélité, le permanent métissage de ce que nous sommes.
Nous sommes Français en ne cessant pas de le devenir.
Nous avons la passion de la fidélité et le goût de l’aventure (y compris moi !).
Toujours autre et toujours nous-mêmes (y compris moi !).
Voilà notre héritage et voilà notre promesse !
11:45 Publié dans DISCOURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Commission Attali: réflexions et suggestions
1/ La Commission Attali attaque enfin la croissance comme le résultat
non d'une incitation ici ou là, mais comme la résultante d'un climat
des affaires favorable. Donc bravo. De plus les propositions sont
très équilibrées (plus de liberté, plus de contrôle).
2/ Pour relancer la croissance, il faut créer un climat qui permette
aux entreprises de prendre de nouveaux marchés, de croître, et donc
de recruter. Tous nos problèmes viennent de là. Quelques
suggestions :
i- Les délais de paiement (évoqués par la Commission) sont un
vrai frein à l'installation de nouvelles entreprises car ils
entraînent un besoin très important en trésorerie (3 à 4 mois de
chiffre d'affaires), ce qui met la création hors de portée de tous
ceux qui n'ont que peu d'argent à investir.
ii- Le droit social décourage la croissance des entreprises.
J'ai lu qu'il y avait en France 2 fois plus d'entreprises de 9
salariés que d'entreprises de 10 salariés, alors que par exemple en
Allemagne, il y a un lissage `normal'. La raison principale :
l'obligation d'organiser des élections du personnel. D'ailleurs,
l'organisation de ces élections est plutôt compliquée. De même, il
faut se souvenir que le passage à plus de 50 salariés se traduit par
36 obligations administratives supplémentaires. La réalité du
terrain est que nombre d'entreprises refusent de grossir pour ne pas
s'exposer à des contraintes supplémentaires. Faire ce constat ne
signifie pas qu'il faut tout démanteler. Il faudrait changer les
modalités d'application.Une piste : rendre obligatoire les
élections de délégués du personnel au bout de 5 ans d'existence pour
toutes les entreprises. C'est un moment où l'entreprise est
stabilisée, la fin de la première phase qui est elle consacrée à la
survie. Autre point : je m'interroge sur la nécessité et la valeur ajoutée
d'avoir à la fois des délégués du personnel et des délégués
syndicaux. Il me semble que des délégués du personnel (syndiqués ou
non) suffiraient amplement, sachant que de toutes façons, dans les
sociétés importantes, le professionnalisme nécessaire à cette tâche
requiert souvent l'appui d'un syndicat.
iii- Chômage
Ce que je vais écrire paraîtra politiquement incorrect à certains,
mais c'est le constat que je fais au quotidien. Le meilleur moment
pour retrouver un emploi, ce sont les 6 mois qui suivent la perte du
boulot précédent. Or, premièrement, l'indemnisation du chômage sur
une longue période crée le sentiment que le chômage est un droit.
Combien de fois avons-nous entendu « je vais d'abord en profiter un
peu avant de me mettre à chercher ». Pourtant, après quelques mois,
on perd le rythme de travail, ce qui rend l'intégration dans une
nouvelle entreprise plus difficile, on perd aussi de la confiance en
soi, de l'estime de soi. Par ailleurs, il y a pléthore d'offres
d'emploi non satisfaites. Aujourd'hui, les chômeurs sont tellement
bien indemnisés qu'on essaie des systèmes où on les paie pour
retourner travailler (note : par indemnité, je fais aussi allusion à
la CMU, les réductions pour la cantine des enfants, pour les
transport en commun, l'APL, etc.). Deuxièmement, la définition des
offres d'emploi qu'une personne ne peut refuser (3) doit être
élargie. Il n'est pas choquant de demander à un mécanicien de
devenir peintre ou plaquiste. Il faut favoriser l'évolution des
parcours professionnels.
Il faut absolument tout faire pour inciter les gens à rapidement
retravailler. Il faudrait donc très bien indemniser les 6 premiers
mois, puis réduire les indemnités de manière radicale. Il faudrait
aussi revoir les politiques sociales basées sur le statut de
chômeur. Un ouvrier au SMIC mérite d'être aidé autant que son voisin
au RMI. Je ne connais pas grand chose à ces questions sociales, mais
il me semble qu'il y a un défi à relever pour mieux aider les
travailleurs à faibles revenus.
Pour conclure sur ce point, petite histoire vraie, très illustrative
de ce que j'essaie de décrire. Je travaillais avec des consultants
anglais en systèmes d'information métier (logistique). Leur boîte
américaine a fermé du jour au lendemain (littéralement ; en 3 jours
des scellés avaient été posés sur tous les locaux, le matériel saisi
par le liquidateur américain). Mon collègue (47 ans) s'est retrouvé
sur le carreau, sans indemnités après 17 ans passés dans cette
boîte. Il s'est inscrit au chômage et touchait royalement 50 livres
par semaine. Il a cherché du travail dans son domaine d'expertise,
mais au bout de 2 mois, il n'avait toujours rien. Il a alors pris un
travail de développeur (programmation informatique)
de ce qu'il touchait auparavant, mais c'était mieux que 50 livres par
semaine. En parallèle, il a continué ses recherches, qui ont abouti
au bout de 6 mois. Conclusion : pendant 6 mois, il n'a pas coûté un
centime à la collectivité ; en France, il aurait même contribué aux
différentes caisses. Et il est resté dans une dynamique positive qui
a favorisé ses recherches.
Le chômage n'est pas un droit, c'est le fruit de la solidarité entre
travailleurs pour permettre aux victimes de coups durs de rebondir.
Cet esprit fondateur doit être retrouvé.
iv- Recrutement / Licenciement
Je rejoins complètement l'analyse de JMB dans les « Contributions
Sociales Libérales » Vol 1. Je voudrais proposer une piste de
réflexion. Comme je suis convaincu qu'on est plus intelligent à
plusieurs, j'espère que d'autres voudront bien retravailler cette
idée et la faire évoluer.
Le droit du licenciement est aujourd'hui un frein énorme au
recrutement. Il se traduit aussi par des recrutements jugés moins
risqués, ce qui, je pense, contribue à exclure du marché du travail
les seniors et les jeunes. Pour prendre mon cas particulier, j'ai
recruté des gens en CNE que je n'aurais JAMAIS recruté autrement. En
effet, le fait de pouvoir m'en séparer sans complications en cas
d'inadaptation à l'entreprise (avec une bonne indemnité pour eux) m'a
permis de me concentrer sur leur motivation plutôt que de regarder
leur profil à risque. Je préconise donc de vraiment libéraliser la
possibilité de licencier. En contrepartie, je propose la création
d'un compte Indemnités. C'est-à-dire qu'avec les économies réalisées
grâce au raccourcissement des périodes d'indemnisation (et la baisse
espérée du chômage qui en découlerait en partie), l'employeur
verserait sur un compte nominatif bloqué un pourcentage du salaire de
l'employé, somme que l'employé toucherait à la rupture de son contrat
de travail, et quel qu'en soit le motif. Il s'agit en fait de
provisionner l'indemnité de licenciement. Cela offrirait l'avantage
de garantir cette indemnité à tous les salariés, même en cas de
banqueroute. On pourrait avoir un système avec une provision de 10%
par mois les 3 premières années du contrat de travail, puis 8%
pendant les 10 suivantes, puis 6% ensuite. Un système dégressif
aurait l'avantage de réduire le coût de la mesure pour les salariés
anciens.
Que faire de ces fonds : un organisme paritaire choisirait des fonds
d'investissement certifiés, qui devraient respecter certaines règles
(composition du portefeuille – par exemple, 80% d'obligations AAA).
Avantage induit : ces fonds pourraient quelque peu contrebalancer les
fonds de pension des autres pays.
A quoi servirait cet argent pour l'employé ? Il pourrait être utilisé
à financer un projet de formation (idée du `Compte Mobilité' de JMB
que j'intègre à mon schéma). Il pourrait aussi servir d'apport pour
l'achat d'un logement. Cette piste est à mon sens une excellente
opportunité de solvabiliser une partie de la population qui souhaite
acquérir un logement mais ne peut faute de financement possible. En
parallèle de cela, on pourrait imaginer que les HLM vendent les
appartements à ceux qui souhaitent les acquérir. Cela permettrait
d'avoir une rotation du parc (note : si cette mesure est mise en
place en même temps qu'une réforme du fonctionnement des HLM, des
synergies entre ces 2 mesures pourront être développées). Dernier
avantage : cet argent, s'il n'est pas utilisé, constituerait un bon
pécule pour la vieillesse (retraite / dépendance).
Simon Pierre TREZEGUET
09:55 Publié dans BOITE A IDEES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2007
IMMIGRATION: quelques propositions
- Les flux migratoires :
. Une réalité de fait (mondialisation, échanges, mobilité choisie, mobilité subie liées aux inégalités de développement)
. Une nécessité pour les pays d’accueil (démographique, économique)
- Nous avons besoin d’une politique de l’immigration et d’une régulation des flux migratoires
Jean-Marie BOCKEL: « Maire de Mulhouse, ancienne Manchester française, je connais mieux que d’autres ce que les mouvements migratoires recèlent de richesses comme de tensions.
Loin des débats théoriques, la gestion d’une ville est d’abord celle des hommes. Ce qui fait lien entre eux se travaille et se construit. Parce qu’il faut précisément dépasser les logiques de communautés et toujours affermir la cohésion sociale, l’immigration ne doit être ni diabolisée ni abandonnée à elle-même. C’est avec générosité, mais sans laxisme, que les flux migratoires doivent être régulés »
- Les trois voies légales d’immigration (économique, familiale, politique) sont légitimes mais leurs apports respectifs doivent être rééquilibrés
- Immigration familiale : trouver un juste milieu entre le respect des droits individuels et le souci de la cohésion sociale, proposer des critères (logement, revenu, langue) garantissant la bonne intégration dans le pays d’accueil
-Immigration économique :
. L’absence de réelle régulation favorise l’illégalité et créé des situations de détresse.
. Le détournement économique de la procédure d'asile et son engorgement nuisent aux protections légitimes recherchées par l’immigration politique.
- Que faire pour mettre en place une immigration légale de travail plus importante, s’efforçant de faire coïncider au mieux l'offre et la demande de travail tout en veillant à satisfaire l’intérêt de tous (migrants, pays d’origine, pays d’accueil) ?
. Nouer des partenariats géographiques différenciés, multiplier les accords d'immigration temporaire ou saisonnière entre la France et les pays demandeurs et accorder dans ce cadre des visas et permis renouvelables.
. Prendre en compte d’un ensemble de critères (âge, compétences professionnelles, maîtrise de la langue...) afin de permettre une utile clarification des règles du jeu.
. Organiser un parcours d’immigration individualisé en agissant en amont (information, pré-formation) comme en aval (insertion). Ce qui supposera une amélioration de l’efficacité de l’outil administratif notamment une réforme au départ des consulats et à l’arrivée des structures d’accueil et d’insertion.
. Prévoir les besoins. A la condition qu’il ne s’agisse pas d’une gestion purement quantitative des flux voulant faire entrer la réalité dans des cases. Les quotas sont toujours dépassés pour les non qualifiés et jamais atteints pour les qualifiés. La notion de plafond est préférable.
Il revient aux acteurs économiques et sociaux, dans le cadre d'une organisation largement décentralisée et bilatérale, d'apprécier avec précision et réactivité les besoins respectifs de main-d'œuvre. Tout en veillant à ce que les intérêts[1] croisés des uns et des autres ne soient pas lésés.
- Cette politique d'immigration concertée implique qu'en retour des exigences manifestées par le pays d'accueil, tout soit fait pour favoriser l'intégration et l’insertion des immigrés : en échange d’un respect du pacte républicain et de ses valeurs, les droits au logement, à la formation, à l’éducation (particulièrement à l’apprentissage de la langue) devront être garantis. La mise en place d’un guichet unique d’accueil et d’insertion pourrait constituer une mesure utile.
- La facilitation des échanges et des séjours réguliers a pour corollaire un strict respect de la loi. Tant en ce qui concerne le respect du pacte républicain (condamnation de la polygamie, de l’excision, des mariages blancs ou forcés) que la répression de l’immigration illégale. Tous ceux qui profitent de l’immigration illégale doivent être sanctionnés et l’éloignement forcé doit être appliqué sans failles mais dans le respect réaffirmé des droits individuels.
- Enfin, une politique volontariste doit être guidée par le principe d’aide au développement. Privilégions la conclusion d’accords bilatéraux, encourageons l’aide à l’investissement, favorisons la récolte et le transfert des ressources en lien avec les réseaux locaux de micro-finance, généralisons un nouveau droit à « l’aller-retour»: l’attribution de visas renouvelables plusieurs années consécutivement ou permanents, permettrait d’intensifier les échanges, de stimuler le transfert des ressources et de faire des migrants des agents privés du co-développement.
Ce sont toutes les formes de l’immigration temporaire qui sont à encourager car elle favorise, en la régulant, la dynamique des flux, et substitue à la logique d'assimilation une logique d'échange d'intérêts bien compris.
Jean-François PASCAL
[1] Notamment celui des chômeurs résidents à travers l'arrivée de main-d’œuvre étrangère. Apport qui peut aussi avoir pour conséquence, particulièrement pour les emplois les moins qualifiés, d’aligner vers le bas les salaires et les conditions de travail.
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Du profesionnalisme en éducation: une proposition
Du profesionnalisme en éducation: une proposition
Comparons ce qui peut l'être. La médecine s'est hissée à un niveau de professionnalisme que l'enseignement ne connaît pas. Les professeurs n'en finissent pas de s'interroger sur les finalités de l'enseignement. Sur la philosophie et sur la politique de l'éducation. Mais ils restent évasifs, le plus souvent, sur ce qui touche aux technologies mises en œuvre et aux procédures induites par ces technologies.
Le médecin ne se définit pas comme celui qui songe à guérir. Le guérisseur songe à le faire, lui aussi, sans qu'on puisse du tout le confondre avec un médecin. Le médecin est celui qui a été formé à l'utilisation de certaines technologies très sophistiquées, reconnues par la communauté scientifique, et à la mise en œuvre de procédures dont il n'est pas l'inventeur.
Quand les médecins se réunissent en congrès, ce n'est pas pour parler d'éthique mais pour parler de techniques. Ils ne se demandent pas si nous sommes égaux devant la mort. Si un enfant pauvre mérité d'être soigné aussi bien qu'un riche. Ils présentent de menues découvertes, qui ne sont jamais que d'infimes perfectionnements de techniques plus anciennes. Ils en exposent les avantages et les inconvénients. La question est toujours de savoir comment faire un peu mieux qu'on ne faisait jusque là. De quelle façon il convient de s'y prendre. Par où il faut passer. La bouche ou le nez. Les collègues dans la salle posent des questions et prennent des notes.
Je trouverais sain que l'on définisse l'instituteur, quelquefois, comme un expert (ou un virtuose) de l'utilisation du tableau noir. Et de l'utilisation des livres en séries. On s'apercevrait ainsi que le tableau noir et les livres en séries sont des techniques complémentaires héritées de Jean-Baptiste de La Salle, c'est-à-dire du tout début de notre 18e siècle. Jean Hébrard note : « Alors que la méthode traditionnelle pour apprendre à lire est le 'mode individuel' (le bref tête-à tête de l'élève muni de son livre avec le maître qui fait lire), Jean-Baptiste de La Salle met au point ce qui fera sa gloire: le 'mode simultané' ». Et, en prenant les choses par ce bout, on en viendrait à se demander quelle technique au juste on a été inventée depuis lors, qui se soit véritablement imposée?
En fait beaucoup de gens - des parents d'élèves mais aussi des professeurs - refusent de penser que l'efficacité de l'acte d'enseigner puisse dépendre des technologies et des procédures mises en œuvre. Ils verraient d'un mauvais œil qu'un médecin applique pour les soigner, ou seulement pour établir son diagnostic, des techniques mises au point au début du 18e siècle. Mais en matière de pédagogie, ils font preuve d'obscurantisme. Ils ne croient pas au progrès.
Certains croient à l'École de la République une et indivisible. Ici chacun serait libre de faire ce qu'il veut derrière la porte fermée de sa classe, entendu que la façon dont il fait aurait au fond peu d'importance. Les autres considèrent que le point décisif est de ne pas mélanger les élèves les meilleurs (qui sont ceux issus de leur propre milieu social) avec les moins bons (qui font du bruit, qui n'ont pas de bonnes manières, qui parlent mal le français, qui sont pauvres).
Dans les deux cas, la question de l'éducation est réduite à une question d'ordre. Dans les deux cas, la position est réactionnaire. Tournée vers le passé. Et intenable.
Nous ne voyons pas d'autre domaine d'activité où la question de l'efficacité des procédures soit écrasée comme ici par celle d'un ordre institutionnel global.
Nous sommes tous en mesure de citer au moins une technique médicale apparue au cours des dix dernières années, qui a révolutionné le traitement de telle maladie. Et nous sommes tous en mesure de citer les noms de grand médecins, chercheurs ou praticiens. Mais en matière d'éducation, il n'en va pas de même. Nous en restons à des débats théologiques.
La France doit passer, en matière d'éducation, de l'âge des débats théologiques à celui du professionnalisme, qui est celui du travail d'équipe et de la pensée expérimentale.
Il n'est pas nécessaire que tous les professeurs inventent, chacun pour soi, la didactique de la discipline qu'ils ont en charge. Mais sans doute serait-il bon que certaines écoles, surtout celles situées en Zones d'éducation prioritaire, s'organisent sur le modèle des CHU, qui sont à la fois des centres de soin, d'enseignement et de recherche.
Cela ne ferait-il pas rentrer l'éducation enfin dans le droit commun?
Christian Jacomino
11:00 Publié dans BOITE A IDEES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.10.2007
Commission Attali
Jean-Marie Bockel et son parti Gauche Moderne soutiennent les propositions sociales libérales de la commission Attali
Jean-Marie BOCKEL souligne l’intérêt des propositions de la commission Attali et salue leur esprit social libéral. Il se félicite des encouragements apportés à la liberté d’entreprendre et à l’esprit d’innovation. La commission Attali démontre que l’efficacité économique et la justice sociale sont des exigences inséparables.
Partageant avec la commission le souhait de trouver de nouveaux leviers de croissance et de pouvoir d’achat, Jean-Marie BOCKEL exprime tout son intérêt pour les propositions visant à libéraliser les conditions d’activité et à renforcer la concurrence.
Concernant la distribution et le commerce, il souligne la nécessité de trouver un équilibre entre les différents acteurs. Il insiste sur l’importance des dispositions favorables aux commerces de détail et aux fournisseurs indépendants ainsi que sur les nouvelles obligations des distributeurs.
Attentif à l’égalité et au partage des droits, Jean-Marie BOCKEL défend la création d’une Autorité de la concurrence et l’autorisation des actions de groupe.
Jean-Marie BOCKEL salue enfin l’échange « gagnant-gagnant » proposé aux propriétaires et locataires : réduction des commissions et du dépôt de garantie, suppression de la caution font pendants à une meilleure sécurisation du régime des expulsions.
Jean-Marie BOCKEL souligne que l’esprit pragmatique et équilibré de la commission Attali est caractéristique du social libéralisme défendu par Gauche Moderne.
Ministre d’ouverture, Jean-Marie BOCKEL se réjouit de cet esprit de réforme qui, au-delà des frontières partisanes et idéologiques et conformément aux souhaits du Président, contribue à la construction d’une France plus dynamique et plus juste.
15:50 Publié dans COMMUNIQUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.10.2007
Jean-Marie BOCKEL invité par Laurent RUQUIER
Jean-Marie BOCKEL est l'invité samedi soir de Laurent RUQUIER dans On n'est pas couché (France 2, 23h)
http://programmes.france2.fr/on-n-est-pas-couche/24244134...
18:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2007
«La loi Hortefeux, je l’approuve»
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/283718.FR.php
10:00 Publié dans ENTRETIENS | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
09.10.2007
Loi sur l'immigration
Immigration-gouvernement-Assemblée,LEAD
Polémique Amara: "je ne suis pas sur la même ligne qu'elle sur ce texte"
(Bockel)
PARIS, 9 oct 2007 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Jean-Marie
Bockel, issu du PS, a déclaré ne pas être "sur la même ligne" que Fadela Amara
sur le texte immigration et les tests ADN, tout en affirmant que l'essentiel
est "la solidarité" gouvernementale.
"Je ne suis pas sur la même ligne qu'elle sur ce texte, car je trouve que
c'est un bon texte, utile", a déclaré M. Bockel dans les couloirs du
Palais-Bourbon.
"Il faut qu'on sorte maintenant assez rapidement, avec les amendements qui
ont amélioré le dispositif, de cette polémique qui n'apporte pas grand chose,
qui brouille le message" a-t-il ajouté.
Interrogé sur les propos de Mme Amara, qui a jugé "dégueulasse"
d'"instrumentaliser l'immigration" avec les tests ADN, il a déclaré: "chacun
son style, sa manière d'être".
"Fadela est quelqu'un de franc et de direct, il faut la prendre comme elle
est, il faut la prendre en entier, il ne faut pas la couper en morceaux", a
insisté M. Bockel.
"L'essentiel, c'est tout de même la solidarité et les éléments de
convergence que nous avons avec la majorité, dont nous sommes les alliés",
a-t-il poursuivi.
"Tant qu'il y a solidarité gouvernementale, il est possible de s'exprimer,
à l'intérieur ou à l'extérieur. Martin Hirsch l'a fait récemment et de manière
extrêmement utile", a-t-il encore dit.
"Pour le moment, je ne suis pas confronté à des désaccords de fond, loin
s'en faut", a affirmé M. Bockel.
"Je suis un homme libre. A partir du moment où on est dans un gouvernement,
on est solidaire mais on ne perd pas sa liberté. Je suis libre et à l'aise"
a-t-il conclu.
18:00 Publié dans DEPECHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


